Je vous avouerais que je suis quelque peu perplexe à l'idée de revoir une nouvelle année s'étendre...s'épandre et... revenir tel un boomerang que l'on aurait lancé à moindre mesure....oui notre époque est cyclique....les années reviennent continuellement sempiternellement, rythmées par un boitier émettant une lueur bleutée...la télévision et surtout son actualité permanente présentée par les lilliputiens qui la hantent.
Tout cela recrée artificiellement un rythme, qui passerait presque pour naturel mais qui ne l'est pas du tout.
Ce dernier nous est imposé par la répétition d'idées ou de thèmes récurrents, l'encrage dans les esprits par la redondance, à chaque saison ses préoccupations.
Dès la fin de l'été...que dis-je, dès le début de l'été même, il est déjà question de rentrée scolaire et ce, en vu de nous dire attention ne dépenser pas tout votre argent pendant la période estival pour assurer la rentrée des classes, pour le bien être de vos enfants, leur éducation et ses fournitures scolaires...odieux chantage de la publicité qui utilise du sentiment en vu d'assurer la certitude de votre argent, non seulement on nous incite sempiternellement à dépenser, mais en plus implicitement on nous dit où dépenser et ainsi, quel secteur de l'économie soutenir, mais ce n'est pas tout il faut rythmer tout ça alors on enchaine avec Noël, dès l'automne pour les publicités concernant les jouets, Noël et son matraquage médiatique (secteur agro-alimentaire, luxe, jouet, église, et autres mièvreries à l'américaine), période ô combien dévastatrice pour le compte en banque.
Puis c'est au tour de l'hiver, ses vacances d'hiver, ainsi que toutes les dépenses d'équipement et autres incitations à débourser de l'argent, tel que le froid, les dépenses de santé nécessaire, cette année la grippe porcine (cette fois-ci) mais tous les ans c'est la grippe ou la gastro alors une de plus,... le Jour de l'An ses peurs de fin du monde habituelles, les impôts, ne pas prendre du poids en prévision de l'été que l'on vient de quitter, la mode la collection printemps, le rhume des foins, les manifestations qui reviennent avec les beaux jours, la réaction des politiques et leur façon de faire patienter jusqu'à ce que l'été fasse vaciller la contestation de la chaleur de ses rayons...
... bref ainsi soit il.
Quant à moi je suis là je vois et regarde ces moments défiler avec attention et cela me rend perplexe.
Nous vivons dans une drôle de contradiction...d'un côté nous aspirons à être traiter comme des humains, à être considérer, nous recherchons le bien être pour nous et nos proches, tandis qu'en réalité nous créons toutes les conditions pour ne pas réaliser ces buts...
C'est assez étrange d'aspirer à quelque chose et de tout faire pour ne pas l'avoir.
Actuellement ceux qui nous gouvernent ne cherchent pas à trouver le consensus au sein de la population puisque il leur suffit de s'appuyer sur un groupe bien organisé, souvent vingt à vingt cinq pourcents de cette population, et de faire miroiter au soixante quinze autres pourcents un idéal.
Nul besoin après de tenir parole, car il y a eu obtention d'un mandat et dorénavant le but ultime c'est de le garder...et qui sait le transmettre à sa descendance...tient ça me rappelle l'achat de titres de noblesse durant l'époque moderne, par ceux qui souhaitaient avoir un statut, à être mieux considérer, la noblesse de robe, celle là même sur qui se créera les futurs parlementaires, aïeux de nos chers députés actuels, bien souvent il s'agissait de marchands qui étaient plus riches que certains nobles...mais ayant le statut de roturiers, ils ne pouvaient accéder aux postes à responsabilités.
Peut être est-ce ça le but implicite : avoir un statut... et le garder ; un bon statut puisque à notre époque, être élu une fois c'est s'assurer une rente perpétuelle de 5000 euros par mois.
Il y a une similitude entre les hommes politiques et les acteurs dans leur soif de reconnaissance, leur besoin d'amour...sauf que si les premiers disent ouvertement vivre de la duplicité (c'est leur fond de commerce d'avoir plusieurs visages), les politiques quant à eux, ont aussi plusieurs facettes, mais ils le dissimulent et évoluent au gré « des opinions publiques ».
Quand on recherche le bien être on commence par élire des personnes qui travailleront en ce sens, par nous et pour nous...
Or nous élisons...puis nous passons notre temps à nous exclamer sur l'intolérable...on nous promet une meilleure vie en nous faisant miroiter des slogans hallucinants...quel qu'ils soient « comme travailler plus pour gagner plus »...ou « oui nous pouvons »...et après ?
« Courez plus longtemps et vous irez plus loin »
« Dépensez moins et vous aurez plus »
Parfois les slogans sont si évidents...
Des mots scandés jusqu'à persuasion jusqu'à ce qu'arrive la dure réalité de la confrontation avec les chiffres que représentent un état.
En étant optimiste on peut penser qu'il y a certains politiques qui souhaitent ardemment changer les choses (ils le veulent tous), de façon altruiste, pour le bien être de tous, mais, il est à noter qu'une fois élu, la gestion au quotidien ne peut qu'entrainer une transformation de la vision des administrés, un glissement de la personne vers...le chiffre.
C'est à ce moment que se crée la cassure, puis l'éloignement entre le représentant et sa base.
La rationalisation de la gestion d'un état entraine forcément une différence de point de vue entre la population et ses dirigeants.
On va en Afghanistan et en Irak lutter contre la dictature alors qu'à peine 1h30 d'avion il y en a une belle...la Tunisie, mais pas que.
Ben Ali, président tunisien, serait le moindre mal pour l'Occident face à d'éventuels partis islamistes...choisir le moindre mal... c'est se contenter du pire...et pourquoi ne pas choisir le mieux pour les peuples!!!la Tunisie se pare de tous les attraits de la démocratie, en possède toutes les infrastructures (élite, presse, partis...) dans des conditions économiques favorables (environ 5% par an) mais ne les utilise pas...Tout un système qui ne demande qu'à fonctionner mais qui est muselé par une présidence personnelle et le soutien implicite des pays démocratiques...démocratiques...c'est un grand mot...nous, nous vivons bien dans une démocratie où c'est la majorité qui exerce la dictature...une dictature lissée et parée de bons sentiments.
Droits de l'Homme comme étendard mais charter pour des réfugiés afghans sans papiers...Ou encore organiser une hypothétique Union Méditerranéenne avec ces mêmes dictatures...Ben Ali...Muhammar Khadaffi...ou Omar Bongo... faire miroiter la coopération dans l'unique but de mieux contrôler l'immigration est-ce cela la démocratie?
Renflouer les banques avec l'argent publique...puis faire passer une loi à l'assemblée nationale, pour les taxer à hauteur de 10%...mais c'était juste une erreur.